De quelle poupée parle-t-on ?

Les Himanuödes, ce sont ces petites choses que l’on cache au fond d’une boite à chaussure. Une petite chose dangereuse à ne pas laisser entre toutes les mains, les malveillantes, les accrocheuses. Une toute petite chose que l’on manipule avec délicatesse, on lui parle, on la caresse, on la nourrie d’idéaux, de vengeance, de maux. Cette petite chose n’est pas à nous. Volée à un autre, elle est une petite partie de la chose originale, une ouverture terrible vers l’intime, le plus profond d’un être voué à la soumission, sur ordre inconscient d’une âme extérieure forcément mauvaise, dans l’erreur, mais ayant les pleins pouvoirs.
Cette chose là, ne la nommez pas Sarkozy, ou même Obama, encore moins de Ménibus. Ne l’appelez surtout pas Royal, non plus lévy et jamais, jamais, Dieu.

Cette petite chose est là pour nous distraire, elle est notre exutoire. Une petite lucarne pour s’échapper, libre de tout contrôle, libre de toute oppression mentale. Libre? Ou bloqué dans un mécanisme tyrannique, puisant aux sources inconscientes de nos origines toute notre bile latente. Un vaste flot de pourritures internes, prêtes à être déversées sur cette chose qu’on déteste, simplement parce qu’elle est une icône, parce qu’elle est autre. On la jalouse, on l’envie, on la déteste puis on la détruit.

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