METEOR L’AUREILLE (1/2)

Vous l’avez peut-être remarqué, je donne des noms à chacune de mes activités. Ainsi, L’Atelier L’Art Libre regroupe le fanzine KIPsek, les éditions du Chat Sauvage, les vidéos L’AL’ALI, l’artiste-luthier Xénoïde, et maintenant les guitares METEOR, dont le premier modèle (basé sur la TLCSTR) se nomme L’Aureille (en faisant référence au commanditaire).

Pour celle-ci, j’avais en stock un morceau de cèdre un peu trop étroit, que j’ai coupé en deux pour y glisser entre, une chute de frêne ondé issus de la TLCSTR#2. Sur la moitié haute, j’ai encore enlevé 1 gros centimètre dans l’épaisseur, pour laisser la place à diverses chutes de bois de former une marqueterie inclinée à 45°.

Les bois de la marqueterie sont pour la plupart issus de ma formation chez Écho d’Artistes Académie, d’autres viennent des rebus de la SIMC et j’ai complété avec ceux qui étaient déjà à l’atelier. Donc, une alternance de couleurs plus ou moins sombres ou claires, et de largeurs variables, assemblées pour former un motif géométrique simple et puissant.

J’ai ensuite collé la marqueterie avant d’attaquer la planification de la table d’harmonie et du dos avec une défonceuse et des guides.

Le contour aussi a été défoncé à l’aide d’un gabarit et d’une défonceuse sous table. Les cavités, le neck pocket et les contours arrondis le sont aussi dans le même élan. Le manche, quand à lui, est une récupération dont j’ai préalablement retiré les frettes et défoncé le cou pour l’adapter au pocket neck.

Pour le pickguard, toujours en vinyle, bien épais ce coup-ci, je voulais ne conserver que les sillons pour éviter les remarques sur l’origine de la galette. Je dois dire, et je ne m’en suis rendu compte qu’à la fin, que le rendu est quand même plus classe sans étiquette.

À partir de là, je pouvais défoncer la cavité en plaçant la machine sur pivot pour tracer de beaux arcs de cercle. J’ai fignolé le rendu avec des règles courbes, et blindé le tout.

J’ai raccourci le pocket neck et créé un chanfrein pour la main et donner un accès plus aisé aux aigües, et percé les trous des trois vis.

Pose du chevalet, trous pour cordes traversantes et ferrules, défonce de la cavité micro.

Comme je l’ai dit plus haut, le manche est de récupération, mais neuf. Fabriqué à la chaine et non utilisé. J’ai refait le radius de la touche en 14 pouces, mis de nouvelles frettes Fender standard medium, fais un nouveau sillet en os, un cache-trussrod-logo incrusté en cerisier, poncé le vernis de la tête et posé des mécaniques Gotoh.

La suite au prochain article…

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