JOHN IS DEAD

Appelé par d’irresistibles voix, porté tel un oiseau antique sur l’épaule d’un roi, envouté par ce chant terrible, John l’affabulateur onirique se déplace dans le temps sans bouger un seul instant. Un oublie lui revient à l’esprit. Une pensée s’envole. Un souvenir s’efface. Un fantasme refait surface. Il chanterait bien le refrain d’une chanson absurde aux textes dénués de sens, sans musique, sans chanteur, mais à quoi bon chanter. Léger comme une plume en vol, il se détourne un moment pour voir le monde. Rétressissement in/volontaire des perspectives connus pour une existance métaphysique intratemporelle aux portes d’un univers inconnu et magnifique. L’espoir renait. L’espoir de voir un jour au-délà de son imagination auto-centrée, lavée de toute crainte. John, par une étrange circonstance, est bel et bien vivant… Puisqu’il est mort.

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