THE BLACKBURN

Rénovation d’une guitare de forme Stratocaster, probablement une Storm ST250, dont on peut lire quelques avis sur audiofanzine, et directement renommée « Blackburn » en référence à la guitare du bluesman RL Burnside, ainsi qu’à sa chanson Poor Black Mattie.

Constat :

Pour commencer, c’est une guitare très légère, le creux de manche est bon, les frettes sont légèrement usées, les mécaniques à bain d’huile sont bonnes, l’électronique fonctionne, les potards de tonalité crachent un peu.

La peinture/vernis semble fine, elle est bien rayée de toute part, devant derrière, avec quelques enfoncements. L’emplacement du sillet en plastique présente des erreurs de coupe rédhibitoire, la tête à été repeinte, les mécaniques sont posées en biais, le manche et la touche présentent quelques coups, les intérieures de cavité sont dégueulasses.

Travaux :

J’ai commencé par rendre les cavités plus présentable à coup de défonceuse, il y a deux trous qui ont été percés en trop… J’ai agrandi celui du fil de masse qui va au vibrato pour ne pas avoir à le dessouder. J’ai répété le même procédé dans le pocket neck, en ajoutant une légère inclinaison pour ne plus avoir besoin de la cale. J’ai blindé la cavité électro et les micros. J’ai traité à la cire le bois mis à nu.

Sur le manche, j’ai commencé par faire une planification des frettes. Ensuite, j’ai retiré le sillet ainsi que tout le bois de touche sous le sillet. J’y ai collé deux morceaux de placage en érable pour faire un bon lit pour le sillet en os que j’ai confectionné. Il ressemble plus à un sillet de style Gibson qu’à celui d’origine, mais sera bien meilleur, surtout il s’associera mieux avec le pickguard blanc. J’ai poncé la peinture noire sur la tête, ce qui a laissé apparaître le beau veinage du bois. J’ai aussi légèrement poncé le dos du manche pour ramener de la douceur au touché. Polissage, lustrage pour finir. Enfin, j’ai nourri la touche à l’huile d’amende douce.

J’ai enlevé la crasse du corps au chiffon microfibres et lustré la peinture histoire d’enlever les plus petites rayures et d’atténuer les plus grosses. Les capots des micros y sont passé aussi. J’ai décrassé les pièces d’accastillage, dégrippé les potards, confectionné de nouvelles attaches courroie, ainsi qu’un nouveau guide corde en alu avec vis noire, bien assorti aux mécaniques. J’ai rebouché avec des chevilles en cèdre les trous des vis au dos de la tête avant de faire de nouveaux trous adaptés aux mécaniques. Remontage de toutes les pièces, avec des cordes neuves tirant 10/46, et réglage complet de l’instrument.

C’est maintenant une guitare parfaitement réglée, avec une action très basse, une belle palette sonore, une jonction corps manche bien ajustée, très légère (2,5kg) et avec un diapason de 64,4 cm (sensiblement plus court que celui d’une Strat : 64,77 cm). Visuellement, elle a du caractère, du vécu et de l’originalité. Ce n’est pas la meilleure guitare du monde, mais dans sa catégorie de prix elle n’a pas d’équivalent, et sera idéale pour débuter la guitare à moindre frais sur un instrument très confortable, ou comme seconde guitare de voyage, de répète, ou que sais-je…

La « Blackburn » est visible à l’atelier, passez l’essayer au 27, rempart Berluc-Perussis à Forcalquier.

Elle est aussi en ligne sur la boutique de l’atelier et sur Le Bon Coin

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