Telecaster de formation

En janvier, je suivais une formation de trois semaines en lutherie guitare destinée à me donner les bases du métier de luthier. Trois semaines, courtes et intenses dans les locaux d’Écho d’Artistes Académie à Fronton (31), dont je n’ai pas raté une miette, et qui ont vues naître une superbe « Telecaster » à ma sauce.

Nous sommes quatre à suivre cette formation sous la houlette de Gérald Escaffit et Ludovic Allmang. Nous commençons par donner leurs formes aux corps et manches, à l’aide de gabarits découpés à la CNC aux tailles officielles. Le corps est en frêne ondé olivier et le manche en érable.

Bien sûr le centre de formation est tout équipé et c’est la méthode artisanale-machiniste qui est appliquée, chose que je ne pourrais pas faire à l’atelier. J’ai beaucoup moins de machine et ce n’est pas pour me déplaire. Scier à la main ne me fait pas peur, raboter, ciseler et poncer non plus. À défaut, j’appliquerais ma méthode artistique.

Ce frêne étant un bois particulièrement dense et lourd (contrairement au frêne des marais américain; parce qu’il baigne dans l’eau et qu’en séchant il reste beaucoup de vide), je perce les cavités au plus profond et j’en rajoute même une supplémentaire sous la plaque, ainsi que des chanfreins dans le style SG. Le trussrod est inséré dans le manche. La rainure est comblé par un morceau de vieux cerisier à la couleur caramel. Le frettes sont entaillées à la scie circulaire sous table. Le dos du manche est sculpté à la vastringue.

Les micros sont bobinés à la main par Gérald Escaffit dans son atelier, non loin de Fronton, à Grenade, pour un prix tout à fait raisonnable, ils offrent un son clair bien défini et complètent ma formation.

Enfin, la partie la plus longue consiste à déposer des couches de fond dur, tout d’abord pour boucher les pores du bois, puis à poncer pour tout mettre à plat. Puis ajouter la couleur, ici une couleur blonde transparente avant de terminer avec un vernis, qu’il faut bien sûr poncer puis lustrer pour obtenir un beau brillant. Le logo sur la tête du manche est dessiné à la main entre deux couches de fond dur.

Mes habituels ajouts cachés : Photo, texte et signature. Le montage final des accessoires, le câblage de l’électronique, et les réglages de l’instrument avant quelques tests.

Thomas Weirich teste la TLCSTR#2

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